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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 13:49
Sophie Marceau

Vous l'aurez compris, je suis fan...

Sophie Marceau comme...

 

Sublime

Optimiste

Passionnée

Habitée

Intuitive

Eblouissante

 

Mystérieuse

Amoureuse

Romantique

Charmante

Elégante

Adorable

Universelle

 

 

Sans vous Sophie, la vie serait plus triste,

On resterait en quête d’une étoile,

Parce que vous êtes une actrice douée, naturelle, fidèle à vous-même,

Heureuse, épanouie (du moins c’est l’impression que vous donnez),

Impératrice, vous savez garder votre jardin secret,

Eternelle, lumineuse et si belle, ah si j’étais un homme…

 

Merci pour tout !

 

 

 

 

 

Christie Jane (Juillet 2013)

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 16:05
L'inspiration de l'Art

 

 

 

L’inspiration de l’art

 

 

 

 

Tom regarde intensément ce tableau.

Il se dit que l’art possède des mystères insondables.

Cette peinture ne lui parle pas et pourtant il ne peut en détacher le regard.

Toutes ces couleurs l’entraînent dans ses souvenirs d’enfance presque oubliés.

Il se remémore certains des moments passés chez sa Grand-Maman quand il avait dix ans.

L’odeur des biscuits chauds sortis du four flottait agréablement dans le petit appartement mettant aussitôt l’eau à la bouche.

Les câlins dans ses bras chauds et attentionnés.

Les dessins animés qu’il regardait assis tout contre sa Mamie qu’il aimait tant, en lui tenant le bras. Elle les regardait tous avec lui.

Pourquoi, soudain, ces souvenirs resurgissent ?

Certainement cette peinture.

Il se rappelle que sa Grand-Mère aimait beaucoup les couleurs vives et ce tableau lui aurait beaucoup plu.

Malheureusement elle ne le verra jamais, décédée il y a déjà longtemps à présent.

Il se dit que l’art possède décidément des mystères insondables !

 

 

 

 

Christie Jane (Mai 2013)

 

 

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 06:14

Ceci est une pensée particulière pour ceux qui sont en fin de carrière et qui doivent s'en aller d'une façon peu élégante...

 

 

 

 

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Reconnaissance et Ancienneté ne font plus bon ménage…

 


 

 

Reconnaissance reproche à Ancienneté son coût.

Ancienneté coûte cher.

 

Ancienneté reproche à Reconnaissance son manque d’investissement.

Reconnaissance dort sur ses lauriers.

 

Reconnaissance reproche à Ancienneté son caractère.

Ancienneté a du caractère.

 

Ancienneté reproche à Reconnaissance son absence.

Reconnaissance n’est plus motivé.

 

Reconnaissance demande à Ancienneté de partir.

Ancienneté s’en va.

 

Ancienneté laisse vingt-cinq années derrière lui.

Reconnaissance l’a déjà oublié.

 

 

 

 

 

Christie Jane (Mars 2013)


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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 16:12

Le sujet de cet atelier était : L'indécision. Ne pas se décider. Un décision difficile personnelle ou collective.

Containtes : 1) Monologue intérieur  2) Dialogue.


 

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Dire ou ne pas dire...

 

 

 

 

 

« Mon Dieu, aidez-moi ! Faites que je trouve la bonne décision ! »

 

Minerva ne dort plus depuis le drame dont elle a été le témoin. Elle revoit en boucle l’événement qui a changé sa vie et la changera pour toujours.

 

« Pourquoi moi ? Qu’ai-je fait pour que cela m’arrive à moi ? Et maintenant ? Je fais quoi moi avec ça ? Il va me le faire payer. Il faut que je trouve une solution pour m’en sortir et le faire coffrer sans qu’on sache que c’est moi. Peut-être une lettre anonyme au préfet ? Un téléphone tout aussi anonyme à un autre commissaire ? Oui mais lequel ? Ils se connaissent tous. »

 

Trois jours et trois nuits que Minerva ressasse encore et encore des idées en tous genres. Elle a peur et elle a de quoi ! Pensez-donc ! Que feriez-vous à sa place ?

 

Tranquillement assise devant la télévision un samedi soir, vous vous levez pour préparer un repas léger. En passant devant votre fenêtre, votre regard est arrêté par une scène étrange. Vous ne réalisez pas immédiatement la gravité de la situation : votre voisin, le commissaire principal de toute la région est en train d’étrangler sa femme. Elle s’effondre comme une poupée de chiffons. Vous n’arrivez pas à détacher les yeux de la scène, vous êtes pétrifiée. Le voisin va et vient dans le salon, il s’affaire, il accroche une corde au lustre du salon et y pend sa femme. Il ferme les rideaux, éteint la lumière et s’en va. Toujours tétanisée, vous ne savez que faire. Appeler les secours, c’est le commissaire lui-même qui va venir vous interroger, appeler une autre ville, ce ne sera pas de leur ressort, se taire ? Ce n’est pas envisageable.

Soudain, le voisin revient en compagnie d’un autre homme. Ils rigolent. Entrent dans la maison du commissaire, les lumières s’allument, puis un grand cri. Ensuite tout va très vite, une ambulance, des voitures de police, une civière, une ambulance qui repart au pas. Un commissaire effondré au milieu de ses collègues, pensez-donc sa femme s’est pendue, le pauvre homme, il prenait un café avec un collègue, il n’a rien vu venir…

 

Vous oui. Vous, vous savez. Et alors ? Vous faites quoi ?

Dans les jours qui suivent Minerva n’en entend pas beaucoup parler de ce coup de tonnerre dans son univers. Les suicides sont honteux, qui plus est pour la femme d’un notable. En discutant d’elle, les gens parlent de décès d’ailleurs pas de suicide.

Faut dire que Minerva vit seule, n’a pas beaucoup de contacts avec le voisinage, elle s’est toujours fait oublier, ce qui explique peut-être que le commissaire a omis ce détail : la fenêtre donnant chez sa voisine.

Et si c’était la prochaine ? Non, arrêtons-là la paranoïa et penchons-nous sur les tourments qui harcèlent Minerva. Cent fois elle a pris le téléphone, puis reposé avant de composer la fin d’un numéro. Cent fois elle a pris un stylo et du papier à lettre qu’elle a froissé et jeté à la corbeille à peine sa lettre commencée.

Soudain, une idée germe. Un avocat. Il est soumis au secret, oui mais il ne peut entamer de poursuites à sa place. Que faire ? Demander à un journaliste de venir. Tout lui raconter. Oui et après ? Il n’y a qu’une seule fenêtre donc ce serait forcément elle. Et si on la croyait et que le commissaire soit arrêté immédiatement ? Et si on ne la croyait pas ? Il est très populaire dans le coin, tout le monde le salue, le respecte, l’estime. On croira qu’elle a raconté des histoires parce qu’elle vit seule et qu’il faut bien s’occuper, les gens diront qu’elle a un début d’Alzheimer.

Mais lui saura qu’elle sait.

Minerva n’en peut plus, ce secret est trop lourd à porter. Elle décide de le partager avec sa meilleure amie et advienne que pourra, elle ne sera plus seule à devoir prendre une décision, ou pas…

 

« Bonjour Emeline, comment vas-tu ? Bien, ah, excellent. Tu ne voudrais pas venir boire le thé à la maison cet après-midi ? J’ai quelque chose à te dire. Ah ! Toi aussi ? Très bien, alors je t’attends vers quatorze heures. »

 

La matinée tire en longueur, Minerva fait les cent pas dans son salon et se répète inlassablement la façon dont elle va aborder le sujet avec son amie.

Il est à présent l’heure de son rendez-vous, elle n’a pas mangé et des sueurs froides descendent le long de ses bras, de son dos. Minerva guette à la fenêtre lorsqu’enfin la voiture de son amie entre dans l’allée, se gare. Son amie sort de la voiture et sonne à la porte toute pimpante.

 

« Bonjour Emeline, entre. Comme tu es radieuse ! Maquillée, bien habillée, toute en beauté ma chère. »

 

« Oh Minerva, si tu savais ce qui m’arrive ! Je revis. Oh, et je ne peux pas garder le secret plus longtemps, je suis amoureuse ! Je ne croyais plus cela possible, à cinquante cinq ans ! Mais qu’est-ce que ça fait du bien ! Bon, il est un peu marié, enfin plus maintenant, bon c’est un peu compliqué mais je t’expliquerai. Et toi alors ? Tu voulais me dire quelque chose ? Tu as une mine, ma chérie, excuse-moi de te dire ça mais on dirait une déterrée, tu es malade ? »

 

« Tu ne crois pas si bien dire, enfin pour la mine de déterrée, pas la maladie. Je vais bien, enfin si l’on peut dire cela. Côté santé ça va, mais le reste c’est un vrai cauchemar.

Viens voir cette fenêtre, là, oui, ici mets-toi là et regarde. Qu’est-ce que tu vois ? »

 

« Oh ! Ben alors, Minerva !? Qu’est-ce que tu me fais là ? Tu es jalouse ou quoi ? Tu sais bien que c’est la maison du commissaire. Je ne sais pas comment tu l’as su, mais oui c’est lui, je sors avec lui depuis plusieurs mois maintenant. Et alors, tu ne vas pas me faire une scène quand même !? Oui je sais sa femme s’est suicidée et je ne suis sûrement pas étrangère à sa décision, il avait décidé de tout lui annoncer le samedi. Et le soir… oh c’est affreux, tu sais je me culpabilise mais en même temps je réalise que cela va être tellement plus simple maintenant. Oui je sais c’est horrible de penser cela mais je l’aime tellement. Tu ne vas quand même pas m’en vouloir, c’est pour cela que tu m’as fait venir ? Comment as-tu su ? »

 

Le cauchemar continue… dire ou ne pas dire…

 

 

 

 

 

                                                                                                      Christie Jane (Février 2013)

 

 

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 09:20

Nous vivons dans un monde qui se marche sur la tête.

A l'heure des scandales alimentaires qui s'enchaînent sans fin, en voici un qui aurait pu passer facilement inaperçu.

J'en ai fait une poésie pour calmer mes ardeurs...

Si le détail de cette affaire vous intéresse voici les liens d'articles ici et ici.

 

 

 

 

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Miel Bleu

 

 

Du miel bleu ?

Qui s’en émeut ?

Les apiculteurs malheureux.

Pour eux,

C’est laborieux.

Ils ont moins d’enjeux,

Que les industrieux.

 

Du miel bleu ?

Personne n’en veut !

Par contre, les bonbons bleus,

Poison de nos enfants curieux,

Sont si fructueux,

Pour les ingénieux,

Et les politiciens frileux.

 

Du miel bleu ?

C’est si malheureux !

 

                              

 

 

 

                                                                                           Christie Jane (Février 2013)

 

 

 

 

 

 

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 10:30

Un atelier d'écriture peu ordinaire. Nous devions écrire une lettre, missive, mail. Avec lieu, date, en-tête, présenter le personnage, connaître l'autre personnage, avoir quelque chose à lui dire, dialoguer avec son destinataire.

 

Une fois cette lettre écrite, nous devions la passer à notre voisin(e) d'atelier et celui-ci (celle-ci) devait écrire la réponse.

 

Je me suis bien amusée à écrire la réponse de ma collègue Moïra alors avec son autorisation voici sa lettre et ensuite ma réponse.

 

 

 

 

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13 sept. 2012

 

Cher M. Delalune,

 

(si toutefois c’est bien ainsi que vous vous appelez. J’en ai quelque doute, en effet, depuis que téléphoner à votre numéro m’a permis d’écouter, ô joie, cette charmante voix féminine aux accents d’ailleurs qui répète, inlassablement, que La personne que vous essayez d’atteindre n’est pas disponible pour le moment. Laissez un message après le- Oh, passons.)

 

Je me présente ; Clara. Ce prénom ne vous dit peut-être rien, et je ne vous donnerai pas mon nom de famille, mais vous m’avez déjà vue quelquefois – à tout hasard, au bar « Chez Patrick » où je travaille, par exemple.

 

Je vous écris avant tout, cher monsieur, pour vous rappeler que mes cheveux blonds n’indiquent pas obligatoirement l’hypothétique stupidité de mes réflexions et qu’ainsi, même en fin de soirée, il est fort probable que je ne sois pas une, je cite, « pouffiasse ».

De même, il me semble que la bienséance veut qu’on s’adresse avec douceur et politesse à la femme qui nous sert, souriante, café, lait-fraise ou bière ; cher monsieur, l’esclavage est aboli depuis des décennies.

 

Toutefois, je tiens à vous faire savoir qu’en partant hier soir, en la charmante compagnie de mon patron, grâce à qui vous avez découvert le ciel étoilé de notre ville (ou, plus vraisemblablement, les pavés de la rue d’en face), vous avez comme qui dirait laissé derrière vous votre portefeuille.

N’ayez crainte, je l’ai ramassé et vous l’envoie dans le paquet même qui contenait cette lettre ! Notez cependant qu’un homme civilisé de ce monde tend à décorer l’intérieur de son portefeuille des portraits de sa femme ou de ses enfants, et non de vignettes érotiques découpées dans un magazine… Du moins, il me semble.

 

Sur ces bonnes paroles, cher monsieur Delalune, je vous rends à votre argent, vos papiers que vous êtes sans doute déjà en train de vérifier et vous souhaite, envers et contre tout, une bonne soirée.

 

Avec les meilleures salutations de votre « pouffiasse » préférée,

Adieu.

 

P.S. : J’ai profité d’avoir votre portefeuille entre les mains pour y récupérer le montant de vos consommations de la soirée et m’octroyer quelque pourboire. =)

 

 

 

 

                                                                                                                                     Moïra (Septembre 2012)

 

 

***

 

 

 

 

Chère Mademoiselle Clara sans nom de famille,

 

Je profite d’un instant de lucidité pour répondre à votre missive quelque peu incendiaire, je m’en fiche, pensez de moi ce que vous voudrez, dans une heure j’aurai tout oublié dans les vapeurs de whisky. Je soupçonne votre patron de le diluer avec de l’eau, mais ceci est une autre affaire et juste mon opinion !

Ma pouffiasse d’ex-femme était blonde tout comme vous et si je suis grossier avec vous c’est certainement qu’au travers de mon brouillard alcoolisé, vous devez lui ressembler. Peut-être, d’ailleurs, vous vous trompez de personne, car il me semble que je suis très gentil lors de mes commandes de whisky.

Où avez-vous vu que je buvais du lait-fraise ou du café, beurk, la bière à la rigueur, mais pure malt, alors. Souvenez-vous en ce soir, je compte bien passer vers vous, déposer ma lettre et continuer sur ma lancée, whisky, non dilué, s’il vous plaît.


Pour ce qui est des images pornographiques découvertes dans mon portefeuille, sachez que c’est pour me rappeler et surtout, surtout ne jamais oublier, que toutes les femmes sont des salopes, adultères et pickpockets. Dans votre cas, vous n’avez fait que prendre votre dû, ce qui prête à penser que vous n’êtes peut-être pas affublée du troisième défaut ci-dessus, quoique si mes souvenirs sont bons, il me semble avoir été plus riche avant de vous laisser vous servir dans mon portefeuille, mais bref, passons.

 

En ce qui concerne les portraits d’enfants, sachez qu’étant stérile, ma femme a vite sauté sur un autre type, que dis-je, sur plein d’autres types susceptibles de lui faire plein de progéniture, avec mon pognon qu’elle a emporté avec elle.

Voilà, voilà, ma jolie petite blonde Clara, je vous laisse ; ma bouteille me chante une musique plus douce que la vôtre ! A votre santé !

 

M. Delalune, votre dévoué et fidèle client buveur de whisky pur malt (!!!)

 

P.S. : Et oui, je m’appelle bien Delalune, on dit que je porte très bien mon nom, je ne vois jamais rien venir avant de débarquer de ma lune… De plus, je déteste répondre au téléphone.

 

 

 

 

 

                                                                                                   
                                                                                                                                        Christie Jane (Septembre 2012)

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 15:29

 

 

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Bonne Année 2013


 

 

 

A toutes et tous, je vous souhaite,

Une merveilleuse nouvelle année,

Remplie de joie, bonheur, amour et santé.

Que la paix envahisse les coeurs,

Que la nature soit respectée à sa juste valeur,

Que tous les êtres aient le droit de vivre en harmonie sur cette planète.

 

 

 

 

 

 

                                                                                             Christie Jane (Janvier 2013)

 


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Published by Christie Jane - dans Réflexion du jour
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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 08:12

 

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L’espoir

 

 

 

 

L’espoir est un moteur,

D’une vie meilleure.

 

L’espoir est un rêve,

Que la vie élève.

 

Vivre d’espoir est meilleur,

Que de vivre sans rêve.

 

 

 

                                                                                  Christie Jane (Novembre 2012)

 

 


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Published by Christie Jane - dans Poésies
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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 10:43

 

Le sujet de cet atelier : Un ami de longue date. Méfions-nous de tout le monde y compris d'un ami... vécu quelque chose de fort ou perdu de vue, énervant, impuissant à aider, etc...

 

 

 

 

 

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Des amis de longue date

 

 

 

 

 

Nouvelle disponible à l'achat sur Amazon Kindle

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                            Christie Jane (Novembre 2007)

 

 

 

 

 

 

Texte publié dans Le Mosaïque No. 18 (2011-2012)

Edité par les Artmeyrinois, Meyrin, Suisse

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 13:38

Le thème de cet atelier était le dépaysement, pas forcément volontaire ou positif, soi ou les autres.

 


 

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Le Grand Voyage

 

 

 

 

 

 

Couchée dans son lit, Martine n’a plus la force de se lever. Les soignants de cette unité de soins palliatifs l’aident du mieux qu’ils peuvent. Ce service se situe au dernier étage du nouvel hôpital intercommunal de Haute-Savoie.

Martine y est entrée deux semaines plus tôt atteinte d’un cancer de l’utérus en phase terminale. Plus faible de jour en jour, elle est consciente de vivre ses derniers instants, seule. Brouillée avec sa sœur depuis quinze ans, ses parents décédés, elle n’a ni mari ni enfant.

Seul son travail a compté plus que tout, et dans ce lit, elle prend la mesure du vide qui comble son existence. Ses rapports superficiels avec ses collègues de travail, son isolement social, sa misère affective, viennent la gifler de toute leur puissance.


"Ce n’est pas ça la vie. J’ai fui, j’ai masqué, j’ai menti et au final je n’ai pas vécu. Linéaire. Une vie plate et sans soubresaut. Sans émotion, sans amour."


A présent elle comprend qu’elle a fait les mauvais choix. Martine se résigne à l’imminence de sa mort. Il est temps de changer d’air même si c’est l’air de rien, du néant. Il est temps de s’aventurer enfin vers l’inconnu, la peur, l’émotion. Temps de franchir le cap.


Martine se laisse aller. S’évade alors son âme. Elle flotte d’abord au-dessus de son corps malade, puis s’éloigne, sort de l’hôpital, s’envole dans les airs. Elle admire le paysage, un resplendissant soleil du mois de mai illumine la ville, la nature, le paysage. Elle est légère, ses douleurs ont disparu. C’est la ville où elle a toujours vécu, pourtant, elle la découvre pour la première fois vu d’en haut. Elle peut se rendre où elle veut. D’abord à son appartement, elle ne ressent rien, le trouve blafard. Puis elle s’en va visiter les parcs, les jardins fleuris, suit la rivière, contourne le lac…

 

-       Elle respire ? demande une soignante.

-       A peine. C’est imperceptible, répond la psychologue qui tient la main de Martine depuis un quart d’heure et la contemple en silence. Une présence c’est si important dans ces moments-là, je vais rester encore un peu auprès d’elle.

 

Pendant ce temps Martine continue son voyage, elle se libère de plus en plus de toute pensée. Il ne reste que les sensations, chaleur, douceur, le sentiment de ne plus se sentir seule. Elle est sereine. Elle s’envole toujours plus loin, enfin dépaysée, libre et heureuse.

 

- Au revoir Martine, lui murmure la psychologue après qu’elle ait rendu son dernier soupir.

 

 

 

 

 

 

                                                           Christie Jane (Mai 2011)

 

 

 

 

 

 

Texte publié dans Le Mosaïque No. 18 (2011-2012)

Edité par les Artmeyrinois, Meyrin, Suisse

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